VIDEOS

Wir sind Wanderer, video, 2018

Dauer 5min52s

 

Video gemacht mit einem Mobiltelefon auf den Straßen der Stadt Johannesburg.

Künstlerresidenz in der südlichen afrikanischen Stiftung für zeitgenössische Kunst, Johannesburg - Knysna, Südafrika, 16 Januar - 27. März 2018.

 

Sehen Sie das Video auf einem Handy und gehen Sie nach den Anweisungen der Richtungen. Das Treffen mit der Stadt Johannesburg ist ein außergewöhnliches Erlebnis für mich. Im Zentrum der Stadt, im Stadtteil Doornfontein befindet sich die Werkstatt, das August house, wo ich lebe

und arbeite. Dieser Stadtteil gilt als sehr schwierig. Es ist sehr zu empfehlen dort sich nicht zu Fuß zu bewegen als Weiße oder als Person die Anzeichen eines Reichtums trägt. Dieses Viertel ist sogar mit dem Auto von den Bewohnern Joburg vermieden. Taxis und UBer... kommen ungern, wenn Sie sie bestellen. In der Tat ist es der einzige Weg in oder aus dem Haus zu kommen: UBer nimmt mir vor der Tür oder bringt mir dort. Manchmal ist diese UBer Fahrt nur für ein paar hundert Meter um einen anderen sicheren (safe) Viertel (der sich auf ein oder zwei Blöcke beschränkt) oder Straße zu erreichen.

 

Diese Einschränkung stellte mich fragen, viele Fragen über mich, über diese Stadt und ihre Bewohner. Sie verkörpert eine Beschränkung sich zu treffen und auszutauschen.

  

Ich sage mir, dass diese Unmöglichkeit zu viele andere führt. Ich habe das Gefühl, dass die schwarz-weiß- Grenze dadurch behalten wird, daß die Menschen keine Möglichkeit haben sich frei zu Fuß zu bewegen, was ein grundsätzliches Recht ist. Wie kann man gemeinsam eine Gesellschaft aufbauen, wenn man nicht zusammen gehen kann !

We are walkers,  video, 2018

duration 5min52s

 

Video made with a mobile phone in the streets of the city of Johannesburg.

Artist residency within the Southern African Foundation for Contemporary Art, Johannesburg - Knysna, South Africa, 16 January - 27 March 2018.

Watch the video on a cell phone and walk with it following the instructions of directions.

 

The meeting with the city of Johannesburg is an extraordinary experience for me. The studio of the August House where I live and work is located in the center of the city, in the District of Doornfontein. This district is considered very difficult. It is very highly recommended not to walk, for white or for anyone displaying signs of wealth. Even by car this neighborhood is avoided by the inhabitants of Joburg. Taxis and the UBers... come backwards when you order them. In fact it is the only way to get in or out of the House here: the Uber depositing me outside the door or recovering me. Sometimes this UBer ride is only for a few hundred meters in order to arrive in a district (which is limited to one or two blocks) or a secure Street (safe). Therefore, here is the walking completely impossible or constraint !

 

This constraint opens many questions about me, about this city and its inhabitants. I understand it as a compulsion to meet and Exchange, a restrain in discovery and sharing. I tell myself that this constraint leads to many others.

 

I have a feeling that the white-black border is maintained by this  no possibility of access to a need and a basic right: walk. How build a society together when you cannot walk together !

We are walkers, vidéo, 2018.

Durée 5min52s

 

Vidéo réalisée avec un smartphone dans les rues du centre ville de Johannesburg. 

Vidéo à visionner sur son smartphone en marchant et en suivant les instructions de directions.

 

La rencontre avec la ville de Johannesburg est une extraordinaire expérience pour moi. L'atelier de la August House où j’habite et travaille se situe en plein centre de la ville, le CBD, dans le quartier de Doornfontein. Ce quartier est réputé très difficile. Il y est très fortement recommandé, pour des blancs ou pour quiconque arborant quelques signes de richesses, de ne pas y circuler à pieds. Même en voiture ce quartier est évité par les habitants de Joburg. Les taxis et les ubers… s’y rendent à reculons quand on les commandes. D’ailleurs c’est l’unique façon de rentrer ou sortir de chez moi ici : le uber me déposant devant la porte ou m’y récupérant. Dès fois ce trajet en uber n’est que pour quelques centaines de mètres afin d’être déposé dans un quartier (qui se limite à un ou deux patés de maisons) ou une rue sécurisés (safe). C’est ainsi ici, la marche à pieds m’est complètement contrainte voire impossible !

 

Cette contrainte m’a fait me poser beaucoup de questions sur moi, sur cette ville et ses habitants. J’y vois une contrainte à la rencontre et à l’échange, à la découverte et au partage. Je me dis que ce non possible en engendre beaucoup d’autres. J’ai le sentiment que la frontière blanc-noir est maintenue par cette non possibilité d’accès à un besoin et un droit élémentaire : marcher. Comment construire ensemble quand l’on ne peut pas marcher ensemble !?


Waterways, vidéo, 2017

durée 1.44s

#changements climatiques #montées des niveaux des océans #réfugiés climatiques #partages des terres #conflits

 

 

La rivière Pegnitz à Nuremberg. De nombreuses espèces d’oiseaux d’eau se regroupent au bas des ponts en attente de poignées de pain. Des colverts, des nettes rousses et un foulque noir sont aux aguets et très méfiants les uns des autres. Au moment où des morceaux de pain sont jetés, les oiseaux se précipitent dans une compétition où règne la loi du plus fort. Les plus agressifs occupent l’espace chassant les plus faibles. Lutte pour se nourrir ici chez les canards demain chez les humains confrontés  à la montée du niveau des océans et à la réduction des espaces vitaux pour l’habitat et l’alimentation. 

A la cave coopérative de Rauzan projection de la vidéo de Laurent Valera réalisée en résidence d'artiste en Allemagne
Projection de la vidéo pour l'exposition "Partage des eaux" à Rauzan, juin 2017

 

Remember me ! , 2013.

Durée : 2min33s, lue en boucle. 

Que sont les siècles pour la mer ?

Une image immémoriale et universelle : à la limite terre / mer,  sur le rivage,  au soleil,  regarder la vague aller et venir,  sans fin.  Se laisser hypnotiser par le mouvement inlassable de l'écume. Blancheur, éclat, mouvement.

Et peu à peu apparaît comme une distorsion de l'image. On passe du plat à la pente légère puis à la rotation quasi sphérique. On croit voir la Terre à son commencement, illustration artistique sublime des premiers versets de la  Genèse, deuxième et troisième jours :

" - Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux (sur la terre) d'avec les eaux (sur les nuages)…Que les eaux sous le ciel soient rassemblées (formant les mers et océans)...Et que la terre ferme apparaisse… "  - 1,6 – 10 -

Alors le microcosme de la plage à nos pieds se fait macrocosme, la partie devient le tout, le particulier, l'universel.

La terre se met à tourner, ou plutôt l'eau fait tourner la terre, l'écume qui passe et repasse devient nuées sous l'œil d'un démiurge, nuées qui se muent en autre chose, oui, en planète naissante...

C'est le premier matin du monde, avec une Pangée qui se déploie en continents, se fissure, dérive, hésite, s'installe autrement. Fascinant.

Et l'eau forme la Terre. Eau origine du monde. On l'a trop oublié. Laurent Valera le rappelle ici de façon magistrale.

Sur toutes les plages du monde, à qui sait l'entendre, l'eau répète, depuis, éternel retour, la même prière :  " Souviens-toi de moi ! ",

Remember me !

 

Texte de Jacqueline Nalis

Bains de sang, 2012.

Cycle de 2min (en boucle).

 

Que faire des guerres passées ?

Que peut faire l’humanité de cette mémoire écrite par la violence et la haine ? On a tendance à penser que se souvenir permet de ne pas répéter ses erreurs.

Mais que penser alors quand les peuples ne cessent de se battre ? L’homme perd-il la mémoire ?

 

Vidéos de travaux, expositions et interventions :

Source de joie, installation-performance, Thierry Riffis & Laurent Valera, Bassens, 2016.

Trous noirs, sculptures, Thierry Riffis & Laurent Valera, Bordeaux, 2016.


Lumières de sirènes pour Eau delà de la frontière, proposition de Laurent Valera pour Nuit Blanche Paris 2014.

Bande annonce de l'exposition Je ne suis pas né pour être contraint.

Exposition jusqu'au 1er septembre 2013.

(Film réalisé par La Maison du Bonheur).

Film de la réalisation de l'oeuvre de Chen Zhen "A World In / Out of the World", exposition "Shanghai", Institut Culturel Bernard Magrez, 2012.

Film réalisé par la Maison du Bonheur.

MM1, miroir mouvant, 2010.

dim. 213x213cm / Villandraut/ 2010.

144 miroirs en dibond, cadre et câbles métalliques.

SOURCE De VIE , installation / 2012-2013.

dim. variables. 

Autoportrait, 2011.

Installation, portrait photographique évolutif.

Slow, 2011.

Installation au Château Kirwan / Mai à Octobre 2011.

Intimity, 2010.

installation/ dim. 6m de diamètre, 5m de haut/ Villandraut/ 2010

La cape d'invisibilité, 2010.

Performance / Bordeaux.

La cape d'invisibilité, 2010.

opus 2 / Performance/ Portet d'Aspet.

Escalator 1, 2009 

Installation de l'artiste Laurent Valera où l'eau porte des questions politiques sur le continent Africain et ses rapports à l'Europe.
Lumières de sirènes, installation, 2014
Lancement officiel - BB' Project - jeudi 27 septembre 2018 - Maison de l'Europe - Bordeaux
Lancement officiel - BB' Project - jeudi 27 septembre 2018 - Maison de l'Europe - Bordeaux