
Laurent Valera est un artiste plasticien pluridisciplinaire dont le travail se déploie à travers la peinture, la sculpture, l’installation, la photographie, la vidéo et la performance. Sa pratique se construit au croisement de différentes disciplines et s’enrichit de collaborations avec le spectacle vivant, la danse contemporaine et la recherche autour des matériaux.
Depuis plus d’une décennie, son travail explore les processus de transformation qui traversent le vivant, les matières et les paysages. L’eau constitue le point de départ de cette recherche. À travers des séries comme Aspirations d’eau, initiée en 2014, il s’intéresse aux formes générées par les flux, aux phénomènes d’émergence et aux relations invisibles qui relient les êtres et leur environnement. L’eau n’est pas seulement un sujet : elle devient un agent de création capable de produire des formes, des traces et des récits.
Cette réflexion se prolonge dans les grands monotypes Titans et dans la vidéo H-O-H (2021), où les encres en mouvement donnent naissance à des métamorphoses permanentes. Les formes apparaissent, se transforment puis disparaissent dans un flux continu. Avec le recul, cette œuvre marque un moment charnière dans son parcours, révélant un intérêt croissant pour les états de passage et les dynamiques de transformation plutôt que pour les formes figées.
Cette recherche s’étend progressivement à d’autres champs d’expérience. En 2022, Laurent Valera se forme à la transe cognitive auto-induite auprès de Corine Sombrun et de l’équipe du TranceLab Institute. Cette expérience nourrit sa réflexion sur la perception, les états de conscience et les transformations intérieures, ouvrant de nouvelles perspectives dans sa compréhension du processus créatif.
À partir de 2024, il engage un nouveau cycle de recherche autour de la laine et du feutre. Avec les séries Idols, Gardien.nes et Les Forces, il explore les capacités de cette matière à incarner des présences, des figures intermédiaires et des formes en devenir. Le feutrage, procédé fondé sur l’entrelacement et la fusion des fibres, prolonge ses questionnements sur les liens, les métamorphoses et les relations entre les vivants. En résidence à La Soulane dans les Hautes-Pyrénées en 2025, il approfondit ces recherches en collaboration avec Marelha, entreprise de valorisation de la laine locale.
Son travail actuel, Figures de passage, poursuit cette exploration à travers une installation mêlant installations (huttes des origines à Génos en septembre 2026), masques, photographie et performances participatives. Nourri par l’observation des cycles de l’eau et des roches en montagne, ce projet interroge les seuils, les transformations et les passages qui relient les êtres humains aux dynamiques plus vastes du vivant, des paysages et du cosmos.
Son œuvre a été présentée dans de nombreux contextes artistiques en France et à l’étranger. Il a notamment participé au Salon de Montrouge (2008), été premier résident de l’Institut Culturel Bernard Magrez (2011), finaliste des Talents Contemporains de la Fondation François Schneider (2013), participé à Nuit Blanche Paris (2014) ainsi qu’à la Biennale de Dakar Off (2018). Ses travaux ont été exposés à la Base sous-marine de Bordeaux (Medio Acqua, 2019), aux Archives de Bordeaux Métropole (Bordeaux-les-bains, 2021), au Musée des Confluences de Lyon (Nous, les fleuves) ainsi qu’à Marseille et Istres dans le cadre des Arts Éphémères 2024.
En 2024, son œuvre Le regard de l’eau intègre la collection d’art contemporain du Département des Bouches-du-Rhône.
Parallèlement, Laurent Valera a mené de nombreuses résidences d’artistes en France et à l’international, notamment en Tanzanie (Alliance française d’Arusha, 2016),
en Allemagne (Centre d'Art Oberpfälzer Künstlerhaus, 2017), en Guyane dans le cadre d’une résidence en entreprise avec EDF (2017–2018), en Afrique du Sud (Southern African Foundation For
Contemporary Art, 2018), dans le Lot (résidence-mission, 2020–2021), ou encore pour la ville de Saint-Rémy-de-Provence en 2023...
Il développe également des projets collaboratifs avec le spectacle vivant. En 2021, il crée avec la chorégraphe Christine Hassid la pièce de danse contemporaine
Souffles, présentée plus d'une quarantaine de fois de 2023 à 2024 à Bordeaux, Biarritz pour le festival "Le temps d'aimer" et au Luxembourg...
Depuis octobre 2025, Laurent Valera est installé à Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées béarnaises où il poursuit ses recherches sur la laine.
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