Figures de passage, performance participative et expérientielle, série de photographies, 2026

Partenaires : ce projet est soutenu par le contrat de filière arts plastiques et visuels porté par la région Nouvelle-Aquitaine, le ministère de la culture DRAC Nouvelle-Aquitaine et le réseau Astre, La Soulane (65), Marelha (65), Le Pays d'art et d'histoire des vallées d'Aure et du Louron (65).

La performance expérientielle Figures de passage s’inscrit dans une recherche autour du vivant, de la transformation perceptive et de la porosité entre l’humain, les autres vivants et son environnement. Conçu comme une œuvre expérientielle et participative en milieu naturel, le projet invite les visiteurs à traverser un seuil symbolique et sensoriel au cœur du paysage.

 

Il ne s’agit pas de regarder l'environnement, mais de le vivre autrement.

 

Les masques sont réalisés en laine naturelle de brebis sasi ardia, manech, basco-béarnaise et ouessan. La technique utilisée est le feutrage à l'eau et au savon en une seule pièce de feutre en 3D, sans moulage et sans couture.

La production de la série photographique est en collaboration avec l'artiste Fabrice Hibert  (65) et prend place dans les paysages pyrénéens. Travail en cours. 




L’installation prend la forme d’un cercle composé de douze poteaux en bois, disposés dans une clairière comme les points d’une constellation. Sur chacun repose un masque représentant une figure du vivant.

Avant d’entrer dans le cercle, le participant est invité à se déchausser. Ce geste simple marque déjà un déplacement. Quitter ses chaussures, c’est abandonner une protection, accepter le contact direct avec le sol, l’herbe, la terre, les irrégularités du terrain. Le corps commence à percevoir autrement.

 

Entrer dans le cercle est alors un acte symbolique. C’est franchir un seuil, passer d’un espace ordinaire à un espace autre, un territoire de transformation perceptive.

 

Au centre du projet se trouvent des masques d’animaux réalisés en feutre de laine (technique du feutre à l'eau en une seule pièce). Ils représentent différentes formes de vie, mammifères, oiseaux, insectes, poissons ou figures issues d’autres règnes du vivant.

Ces masques ont une particularité essentielle : ils sont aveugles. Aucune ouverture n’est prévue pour les yeux.

 

Porter l’un de ces masques provoque un basculement immédiat. Privé de la vue, le participant est invité à habiter autrement son corps et son environnement par l’écoute, le toucher, l'odorat, les sensations traversées par le corps et les images mentales...

La texture du sol, le vent dans les feuilles, les chants d’oiseaux, le craquement d’une branche, la rumeur lointaine d’une présence invisible deviennent des repères. Une nouvelle cartographie sensible se dessine.

Ce déplacement perceptif ouvre une expérience d’intériorité en extérieur. Les frontières entre soi et le milieu deviennent plus poreuses. Le participant ne regarde plus son contexte environnemental : il l’habite.